[DÉCLARATION] Femmes Migrantes Et Réfugiées : Réaffirmons Notre Engagement À Défendre Nos Droits Et À Défendre Notre Monde Contre L’impérialisme, Le Fascisme Et La Guerre
*traduit par une IA
Déclaration de l’Alliance internationale des migrants à l’occasion de la Journée internationale des femmes travailleuses 2026
8 mars 2026
En cette Journée internationale des femmes travailleuses, l’Alliance internationale des migrants réaffirme son engagement à lutter côte à côte avec toutes les femmes migrantes et réfugiées contre l’exploitation impérialiste, la guerre et les conflits, ainsi que contre le fascisme.
Partout, les femmes migrantes et réfugiées subissent des charges plus lourdes et une érosion accrue de leurs droits sur tous les fronts, causées par les multiples crises économiques, politiques et environnementales provoquées et aggravées par l’impérialisme.
Des millions de travailleuses migrantes — dans les foyers, les fermes, les usines, les hôpitaux et divers lieux de travail — endurent des conditions de travail qui se détériorent. Elles sont surchargées de travail et sous-payées, vulnérables aux abus sexuels et physiques, et privées d’avantages financiers ainsi que de protection sociale. Mais leur insécurité ne se limite pas seulement à leurs lieux de travail. Elle s’étend également à l’ensemble de la communauté, où des discours anti-migrants et des actes violents de racisme et de discrimination leur sont infligés. Alors que leurs droits de s’exprimer, de s’organiser et de se rassembler pour protester leur sont continuellement refusés, elles sont surveillées et leurs déplacements sont contrôlés, même à travers les plateformes en ligne. Leur sécurité est menacée et attaquée. Nous avons été témoins de la manière dont les femmes migrantes et leurs familles sont arrêtées et rassemblées aux États-Unis, de la façon dont l’organisation des migrants est considérée comme illégale dans de nombreux pays du Moyen-Orient, et de la manière dont la protection sociale reste inaccessible aux femmes migrantes dans d’autres pays de destination.
Les femmes réfugiées ne sont pas épargnées. Les guerres et les conflits ne font qu’intensifier les déplacements de populations, dont la majorité sont des femmes et des enfants. Leurs droits étant niés, les femmes et les enfants réfugiés et demandeurs d’asile deviennent apatrides, se voient refuser l’entrée par de nombreux gouvernements — en particulier ceux qui ont déclenché les guerres — et sont criminalisés. Ils deviennent vulnérables à toutes les formes d’exploitation, y compris la traite sexuelle, l’exploitation du travail et la traite des enfants.
Leurs défenseurs, soutiens et porte-parole subissent également des attaques fascistes de la part des gouvernements. Aux États-Unis, par exemple, les services de l’Immigration et des douanes ont réprimé les manifestants, mené une surveillance massive contre eux et dispersé brutalement les actions de masse. Aux Philippines, les défenseurs des droits des migrants, tant dans le pays qu’à l’étranger, ont été étiquetés comme « terroristes ».
Les gouvernements des pays d’origine sont tout aussi responsables de la situation des femmes migrantes. Ils renforcent encore la systématisation des programmes d’exportation de main-d’œuvre et traitent leurs ressortissants comme leur principale marchandise d’exportation. La faillite de leurs économies, due à leur adhésion aux politiques néolibérales, les pousse à « vendre » leur peuple à un prix très bas, tout en ignorant complètement les conditions de travail et de vie précaires des travailleurs migrants. La protection de leurs ressortissants ne fait pas partie de leur agenda ; ainsi, la fourniture de soins de santé, d’aide et de diverses formes de services pour leur population vivant et travaillant à l’étranger est faible, voire totalement inexistante.
Avec l’intensification des attaques impérialistes contre les femmes migrantes et réfugiées, que faisons-nous ? Nous nous organisons, nous résistons et nous ripostons.
La Journée internationale des femmes travailleuses est un jour où les femmes migrantes et réfugiées du monde entier réaffirment notre engagement à lutter pour défendre nos droits, à nous entraider et à construire la solidarité avec toutes les femmes travailleuses et les peuples opprimés. L’histoire a prouvé que les femmes marginalisées, y compris les femmes migrantes et réfugiées, sont non seulement résilientes et n’ont pas peur de prendre des risques, mais qu’elles résistent aussi collectivement à toutes les formes d’oppression, de patriarcat et de fascisme.
En ce jour, l’Alliance internationale des migrants salue toutes les femmes migrantes et réfugiées pour leur courage, leur combativité et leur engagement à faire avancer la lutte non seulement pour la défense de leurs droits, mais aussi pour une société sans migration forcée, sans oppression capitaliste et sans guerre. L’IMA appelle tous ses membres à continuer de sensibiliser, d’organiser et de mobiliser nos consœurs migrantes et réfugiées dans nos rangs les plus larges, à s’unir et à forger la solidarité avec les autres femmes travailleuses tant dans les pays d’accueil que dans les pays d’origine, et à lancer et rejoindre des campagnes pour les droits, la vie et la dignité.
Si nous voulons que notre exploitation prenne fin, nous devons aussi lutter dans nos pays d’origine. Tôt ou tard, nous devrons affronter les problèmes de nos propres pays.
La lutte des femmes migrantes et réfugiées fait partie d’un mouvement mondial qui combat l’impérialisme et ses guerres, toutes les formes d’exploitation et d’oppression, le racisme, le patriarcat et le fascisme.
Femmes migrantes et réfugiées unies, ne seront jamais vaincues !